La femme congolaise, par la voix du RAFFDI, entendez : Réseau Africain Des Femmes Fortes avec Dieu, prend l'initiative de se levé pour sauver la RDC car, pour ces femmes réunies au sein du RAFFDI, si rien n'est fait, c'est le chaos qui point à l'horizon.

Persuadées qu'elles ont un rôle à jouer dans la survie de la Nation, elles ont adressé un Mémorandum au Président de la République, ce lundi 06 Mars 2017, pour exiger que la responsabilité de conduire l'Eta, en qualité de Premier Ministre leurs soit confier.

Elles articulent leurs argumentaire autour de deux évidences, la première c'est que, selon elles, « la RDC assiste à un véritable combat de coq pour une Primature de transition qui ne devrait pas être un enjeu, ni une finalité car, l'objectif national c'est la tenue effective des élections ! » Secundo,  « si le poste de Président de la République est pourvu par les urnes, celui de Premier Ministre l'est par le choix du Président élu, en 57 ans d'indépendance, il est anormal qu'une femme n'ai jamais occupé la fonction de premier Ministre, c'est une anomalie historico-politico-sociologique ! »

Le RAFFDI annonce dors et déjà la tenue d’un Forum National des femmes pour l’Unité et la Paix du Congo dans les jours à venir, sous le thème de « REVOLUTION CULTURELLE DE TRANSITION », au terme du quel, une liste de 12 noms de candidates à la primature sera officiellement remit au Chef de l’Etat, Joseph KABILA, ainsi qu’une liste d’une centaine de noms de femmes proposées aux différents postes ministériels qui compose le quota de 50% de l’équipe gouvernementale.  

 

 

 

Le RAFFDI admet que s'il est évident que ce n'est pas le Président KABILA qui a gouverné durant ces 57 années d'indépendance, il lui ait néanmoins demandé sur principe de la continuité de l'Eta, et en sa qualité de père de la Nation, de réparer ce préjudice que la femme congolaise perçoit comme une violence morale insupportable.

En ce mois de Mars 2017, alors que le pays s'enlise dans une paralysie Etatique, consécutive à la non tenue des élections  prévues normalement en 2016 et à la succession de Dialogues dit « inclusif » qui pour les uns n'a pas résolu la crise et pour les autres patine dans la boue en faisant du surplace, le président KABILA sera-t-il sensible à l'appel des femmes de son pays ? Rien n'est moins sure, par contre une chose est certaine ce que ni la société civile, ni la e politique, ni la communauté internationale ne contestera ce choix politique si KABILA venait à prendre cette décision.  

 

 

ALECK MUDEKEREZE.