D'après Monsieur Xavier MALUTAMA, Chargé de la Stratégie du Club des Patriotes Congolais,  cette organisation de la société civile a effectivement déposé un mémorandum à la Primature le jeudi 16 février 2017 à l’attention de son Excellence le Premier Ministre, Monsieur Samuel Badibanga. Ce mémorandum a deux objectifs : Le premier exige l’évaluation et le suivi de la mise en œuvre de l’accord politique du 18 Octobre 2016 de la Cité de l’OUA. Le second objectif est d’interpeller la classe politique congolaise sur un fait : qu’il s’agisse de l’accord de la Cité de l’OUA ou des discussions directes de la CENCO, les deux démarches avaient pour objectif initial, l’organisation à court terme, des élections générales dans le respect des prescrits de la constitution.

Le Club des Patriotes Congolais ayant constaté une totale confusion, une dérive absolue et un déraillement mortel de l’interprétation ou de l’analyse collective tant au plan national qu’international, a tenu à recadrer la situation politique en République Démocratique du Congo.

En effet, les discussions directes n’avaient pas pour objectif de résoudre un problème non réglé par l’accord du 18 Octobre 2016, mais plutôt d’élargir le consensus autour des résolutions dudit accord.

Voilà pourquoi, le Club des Patriotes Congolais, soucieux de sortir notre patrie de cette situation, a tenu, par son mémo, à éclairer la lanterne des uns et des autres. En affirmant que le temps était venu de faire une évaluation de la mise en œuvre des résolutions de l’accord de la Cité de l’OUA, car l’actuel gouvernement, qui émane des résolutions de cet accord, a déjà consommé quatre mois et demi sur les douze mois convenus pour l’organisation des élections générales.

C’est la raison pour laquelle, dans son mémorandum remis au Premier Ministre, le Club des Patriotes exige le retour du facilitateur, afin que ce dernier convoque une session extraordinaire d’évaluation et de suivi de l’Accord dont il assume la paternité.

 

 

INTERPELLATION DE LA CLASSE POLITIQUE CONGOLAISE

Notre démarche s’inscrit dans une logique analytique et d’anticipation en ce sens que notre réflexion nous pousse à affirmer que les négociations directes du Centre interdiocésain sont OBSOLETES, PERIMES, CADUQUES, KWAJIK TERMINES, BINAISHA, ESILI !!! Pour la simple et bonne raison que l’épicentre de cette négociation ayant disparu, celle-ci n’a plus d’intérêt.

De plus, l’objectif des bons offices de la CENCO étant l’organisation des élections, et non le partage du pouvoir, ni qu’un fils succède à son père, le temps qui passe et qui ne revient pas, est un élément important qui nous fait dire que la République doit opérer un choix entre ce qu’elle voudrait avoir (l’Accord interdiocésain) et ce qu’elle détient entre ses mains (l’Accord de la Cité de l’OUA).

Entre la peste et le Cholera, nous devons opter pour le moindre mal. Voilà qui justifie pleinement notre démarche auprès du Premier Ministre.

 

RDCPOLITIQUENEWS.